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gauche - Page 3

  • le travail en question

    A une époque où les progrès de la mécanisation et de l'informatisation sont énormes et encore à venir, il va semble-t-il être difficile d'être lucide sur les conséquences de cette révolution qui est loin d'être terminée. La conséquence première est la croissance inéluctable de la pénurie d'offre sur le marché du travail.

    Face à ce nouvel état, il est socialement dangereux de vouloir privilégier ceux qui ont un travail aux dépends de ceux qui n'ont pas de travail. Veut-on continuer à exclure ces derniers, qui seront de plus en plus nombreux ?

    Une autre attitude, beaucoup plus collective et solidaire, consiste à assurer à ceux qui n'ont ni revenu ni travail un plancher économique solide, véritable progrès social. Le programme socialiste s'est trompé en voulant privilégier le SMIC et non le RMI. C'est le RMI qu'il faut consolider. Et faire en sorte bien sûr que ce RMI n'entrave pas, par sa rigidité, le retour au travail de ceux qui en bénéficient .

    Un plancher économique solide est tout-à-fait réalisable dans un pays développé comme la France. A raison de 600 euros par mois, le coût est de 72 milliards d'euros annuel pour une population concernée de 10 millions de personnes. Ce qui ne représente finalement que 5 % de la richesse nationale créée chaque année en France. Pas de quoi prendre peur sur le coût de cette solidarité. Car la deuxième conséquence de la révolution de la mécanisation, c'est le dévelopement considérable des richesses qui a eu lieu dans les pays démocratiques en quelques dizaines d'années.

    Le problème du partage de ces richesses est donc toujours d'actualité. Une gauche refondée doit d'abord être solidaire avec ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un emploi. Et arrêter de promettre l'impossibe suppression du chômage.

    Et arrêtons de croire que ce plancher économique va enlever tout envie de travailler au plus grand nombre. Un travail rémunéré permettant de dépasser un plancher à 600 euros par mois sera toujours le bienvenu.

  • Le tabou de l'autogestion

    Maintenant qu'il est question de refonder la gauche, nous pouvons tout remettre à plat, c'est le moment.

    L'économie veut échapper au politique, au grand dam de la gauche, qui voit fondre les solidarités. Le politique doit reprendre la main, impérativement. Mais sans s'embarquer dans un antilibéralisme dépassée et ridicule.

    Une solution négligée et trahie, que je souhaite remettre au goût du jour, est l'autogestion.

    Garder un monde libéral car efficace dans la création de richesses mais reprendre la main au niveau des entreprises en affirmant la primauté et le vote du travail et non du capital, des travailleurs et non des capitalistes.

    Marier Bayrou et Besancenot. C'est possible.

  • La bêtise des jurys citoyens

    La gauche doit maintenant se réveiller, et commencer par évacuer ses idées ridicules.

    Les jurys citoyens promus par Ségolène Royal sont une idée ridicule. La différence entre un vote démocratique et un jury citoyen est que ce dernier est statistiquement très peu représentatif. Sinon, le jury citoyen fait tout simplement double emploi avec une élection. Faire double emploi avec les élections et de façon beaucoup moins fiable, comment peut-on croire au jurys citoyens ?

    il est vrai que cette idée est issue de la fameuse République des Idées de Pierre Rosanvallon, qui est très bien vue dans les médias dits de gauche mais qui représente à mes yeux toute la décadence de cette gauche-là, qui a clairement virée à droite.

    Il serait beaucoup plus utile et intéressant de développer l'information des citoyens. La mauvaise information des citoyens sur les actes et les comptes du collectif (national, régional, ...) est un problème autrement plus urgent. Et les solutions d'amélioration sont à portée de main. Un citoyen plus au fait de la réalité du collectif doit devenir une priorité pour la gauche. C'est en développant le lien entre les citoyens et le collectif que la gauche peut réhabiliter ce dernier.

    Pour plus de détails sur cette proposition, je vous conseille de lire mon petit bouquin, qui est génial mais ce n'est pas les médias dits de gauche qui vont en parler.

     

  • Idées nouvelles à gauche ?

    Où sont les idées nouvelles à gauche ? Désolé, mais je ne vois rien venir par les médias.

    Le fait de savoir si le parti socialiste doit ratisser plus à sa droite ou plus à sa gauche n'exprime pas de nouvelles idées.

    Je crois pouvoir aller plus loin : moins les idées soutenues sont bonnes, plus les divisions apparaissent.

    Ce "théorème" a déjà prouvé sa véracité à la gauche de la gauche (avec l'antilibéralisme, qui se contente de critiquer et ne propose pas de perspectives claires et crédibles). J'ai bien peur qu'il soit à nouveau démontré au parti socialiste.

    Nous avons maintenant une droite décomplexée et une gauche complexée. Les idées nouvelles à développer doivent permettre d'inverser la tendance. Mon petit bouquin a été écrit dans cet esprit.

    Le gros défaut de la gauche est dans son incapacité à aller au-delà de la critique, son incapacité à proposer des réformes claires et attractives.