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besancenot

  • Le vrai combat de Mai 68

    Les valeurs de Mai 68 sont jetées au tapis sur la question centrale de l'autorité. Les 68ards ont rejeté l'autorité en général mais n'ont rien proposé à la place. Ce qui est intenable.

    N'ont rien proposé à la place ? Pas tout à fait. Sur le plan économique, il y a eu la proposition d'autogestion, mais cette proposition a été abandonnée en rase campagne et sans raison valable par tous les acteurs politiques de gauche, Michel Rocard en particulier.

    J'affirme que le vrai combat de Mai 68 n'est pas terminée. Pour aller au bout de lui-même, ce combat doit proposer une véritable alternative aux anciennes autorités. Les citoyens que nous sommes pourront reprendre la dénonciation des pouvoirs en place à la condition explicite de proposer des alternatives. L'autogestion en est une. Il est temps de reprendre l'idée là où elle a été abandonnée et de la développer pour en faire une proposition décisive.

    Le citoyen restera juste un enfant bon à gronder tant qu'il n'affrontera pas le travail décisif de sa maturité, de sa responsabilité et de son autonomie. L'autogestion est en fait un concept d'adulte et les 68ards n'ont visiblement pas voulus être des adultes.

    Tous ceux qui voient dans l'autogestion un concept infantile, et ils sont malheureusement très nombreux, ne font que constater dans un miroir leur propre infantilisme. Et dire cela ne supprime pas le problème, j'en conviens.

  • Le tabou de l'autogestion

    Maintenant qu'il est question de refonder la gauche, nous pouvons tout remettre à plat, c'est le moment.

    L'économie veut échapper au politique, au grand dam de la gauche, qui voit fondre les solidarités. Le politique doit reprendre la main, impérativement. Mais sans s'embarquer dans un antilibéralisme dépassée et ridicule.

    Une solution négligée et trahie, que je souhaite remettre au goût du jour, est l'autogestion.

    Garder un monde libéral car efficace dans la création de richesses mais reprendre la main au niveau des entreprises en affirmant la primauté et le vote du travail et non du capital, des travailleurs et non des capitalistes.

    Marier Bayrou et Besancenot. C'est possible.

  • Prendre une claque

    Sarkozy élu président de la République !!

    Comment est-ce possible ? Et Ségolène Royal qui y voit comme une victoire pour elle pour prendre le PS !

    Il va être temps, pour vous pauvres ignares, de lire mon livre. La gauche doit d'abord retrouver des idées nouvelles, attractives et convaincantes, au risque d'une certaine radicalité. Désolé pour les jurys citoyens, ordre juste et autres fadaises.

    Et ce n'est pas Strauss-Kahn et son oui au référendum européen qui va fédérer la gauche, ni Hollande l'éternel indécis, ni Fabius dont l'image est grillée de chez grillée. Et Besancenot, Bové, Buffet et les autres "antilibéraux, quand se mettront-ils à réfléchir sérieusement ?

    Oui, j'ai les boules. Lisez mon livre cel me consolera un peu.

     

  • Cri du coeur

    Non, vous n'allez quand même pas être complice de l'élection de Nicolas Sarkozy !

    Certes, Ségolène Royal a la grosse tête non-justifiée de l'énarque qui a réussi, mais elle a tout de même plus de valeur que ce Nicolas Sarkozy. Certes, il sait mentir admirablement, même dans ses sentiments, mais comment lui accorder la confiance ? Comment ne pas voir un programme qui se contente de bétonner pour les plus fortunés et ne réglera en rien les problèmes du chômage, au contraire. Comment ne pas voir une pensée de vieux, une pensée de revanche, une pensée de bon élève d'une classe qui est maintenant considérée comme déclassée.

    Non, vous n'allez pas voter Sarkozy et vous allez même voter Royal !

    En plus, elle est assez belle et c'est une femme. Enfin l'aventure, la vraie.

     

  • Le vote Olivier Besancenot

    J'hésite encore entre Bayrou, Royal et Besancenot. Dans mes deux précédentes notes, j'ai parlé de Ségolène Royal et François Bayrou. C'est maintenant le tour d'Olivier Besancenot.

    Il a un atout. Il prône clairement une rupture avec le capitalisme. La-dessus, je suis d'accord.

    Là où je suis nettement moins d'accord, c'est quand il amalgame antilibéralisme et anticapitalisme, c'est aussi quand il fait de son incompétence déclarée en calcul de base un non-problème, et c'est surtout le flou total et l'absence de réalisme dans l'alternative qu'il propose.

    La culture de l'opposition qu'il cultive si bien devrait faire place à une culture du projet et de la conquête. Sinon, on peut imaginer le pire et de voter pour lui tu t'abstiendras.

    On peut dire à peu près la même chose, me semble-t-il, des autres candidats de "la gauche de la gauche", Bové, Buffet, ...

    Il reste la cas de Dominique Voynet. Sa campagne à "rebrousse-poils" (agressivité, mépris et contestation systématique) est assez hallucinante. Avec Nihous, nous avons peut-être là le couple le plus intéressant de la campagne. Je rêve de leur lune de miel, pour le bonheur d'une écologie réunifiée.