28.04.2012

la gauche et la nation

Iconoclaste. D'habitude, l'idée de nation est plutôt portée par la droite, et la gauche préfère chanter l'internationale. La situation économique pourrait nous amener à complètement inverser cette tendance. En effet, je crois que la nation est la seule alternative à une mondialisation économique qui pousse au moins disant social et fiscal, c'est-à-dire à droite toute.

La logique économique actuelle voudrait que la gauche utilise la fibre nationale. Mais elle n'a pas été éduquée dans ce sens. D'où son impuissance et ses échecs répétés. A l'inverse, l'extrême-droite nationale en vient à tenir des discours de protection sociale, en cohérence avec l'apport possible de la nation, mais en opposition avec son positionnement habituel de droite dure.

La gauche espère se sortir de ce malaise idéologique en misant sur l'Europe. Je n'y crois plus. L'Union européenne est partie trop loin dans la mauvaise direction. Celle du refus de toute intervention dans l'économie, de tout protectionnisme, et d'une démocratie au rabais à la solde des lobbies financiers et des experts-fonctionnaires.

François Hollande, si tu gagnes au second tour, et je le souhaite, bon courage !

 

17.04.2012

voter contre

Cette élection présidentielle est bien partie pour être un vote contre plutôt qu'un vote pour.

Contre Sarkozy ou contre Hollande. La motivation principale est plus dans l'évitement d'un candidat que dans la croyance aux vertus du candidat pour qui nous allons voter.

A défaut de croire aux lendemains qui chantent, nous voulons éviter les lendemains qui plombent.

Est-ce un signe de maturité ? Non, mais c'est un progrès par rapport aux naïvetés du passé. C'est mieux, mais la route est encore longue.

Moi, je vais sans doute voter Hollande, pour éviter Sarkozy II. Sarkozy I m'a suffisament accablé. Mais Hollande sera-t-il capable de mettre les banques au service des citoyens ? D'inverser la tendance sur le commerce extérieur et sur le chômage ? On peut toujours l'espérer, à défaut d'y croire vraiment.

07.03.2012

conseils politiques d'un extraterrestre

J'ai une nouvelle version de mon projet politique, que vous pouvez consulter sur ce lien : https://sites.google.com/site/egalibre/

Et comme je suis entêté comme un âne bâté, je prépare une nouvelle version.

Bisous

04.04.2009

Les Etats en danger

Les Etats sont en train de dépenser des fortunes qu'ils n'ont pas pour sauver le capitalisme. C'est terrible. Ces sauveurs-là sont les prochaines victimes. Surtout quand ses dirigeants veulent nous faire croire qu'ils refondent le capitalisme.

Comme en 1929, cette crise est une crise de la demande, une demande insuffisante pour les marchés. D'où les fuites suicidaires vers les crédits insolvables. Cette insuffisance de la demande est lié à une plus grande inégalité dans la répartition des richesses. Quand on a trop d'argent, on veut investir (cela favorise l'offre) et quand on en a pas assez, on ne peut que tout dépenser (cela favorise la demande). Et cette croissance des inégalités est le fruit de la dérégulation des échanges, qui favorise le moins disant social, et écologique.

Dans ce "fameux" G20, on continue à s'aveugler sur les bénéfices de ce libre-échange et on applaudit quand les Etats passent à la caisse pour éponger les actifs "toxiques", les déficits et autres gracieusetés qui risquent de précipiter les Etats démocratiques et socialement avancées dans des faillites financières.

Pour les banques, c'est "pile je gagne, face tu perds". Tu, c'est l'Etat, c'est nous les citoyens. Ce n'est pas la lutte finale, c'est le début de la lutte. Il y a du pain sur la planche. Journalistes, à quelques exceptions près, vous êtes nuls.

 

29.03.2009

vive les douanes intelligentes

Pour ne pas être mangés par les "acteurs économiques", les Etats ont tout intérêt à réapprendre le bon usage des douanes. La volonté de maintenir le "libre-échange" est une hérésie sociale et écologique. La course au moins disant social et écologique est une catastrophe pour les démocraties réelles. Déjà que le chômage est structurel, nous ne pouvons plus nous permettre de laisser faire une mondialisation qui n'est malheureusement qu'économique et nullement politique.

Alors vive les douanes intelligentes ! A condition de ne pas les voir comme un remède miracle, mais comme un outil à la disposition de chaque démocratie. Oui, les droits de douanes peuvent rendre certains produits plus cher, mais si des emplois peuvent être maintenus ou créés, alors tant mieux. Oui, les douanes peuvent entraîner des rétorsions commerciales, mais si nous sommes pragmatiques, nous pouvons juste les utiliser à bon escient, quand la balance en termes d'emplois restera positive.

Et n'hésitons pas à avoir une véritable politique économique, pragmatique là encore, et publique, enfin publique, avec des débats contradictoires, des alternatives évaluées. Et avec un service public bancaire pour favoriser les créations d'activités rendues possibles par cette politique douanière nouvelle.

N'oublions pas non plus les bénéfices écologiques d'une relocalisation d'une partie de l'activité économique. Et en matière d'écologie, les douanes peuvent aussi avoir du sens, même si il faudra accepter de payer l'addition, de type taxe carbone.