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politique - Page 3

  • Mettre les banques en service public

     

    J’ai écrit une nouvelle version de mon projet politique, en me prenant pour un extraterrestre : "Conseils politiques d'un extraterrestre"…

     

    En voici un extrait :

    il concerne la création d’un service public bancaire… :

     

    "

     

    En France, après l'élection de François Mitterand en 1981, vous avez nationalisé une large partie du secteur bancaire. Dans quel but ? La question était pertinente, pas la réponse. Pour répondre aux demandes du parti communiste de l'époque, une nationalisation par principe. Elle n'était pas un moyen mais une fin en soi. Vide de sens, elle ne pouvait qu'échouer. D'où le mouvement inverse, quelques années plus tard, de privatisations des établissements bancaires nationalisés. Une déroute politique. A cette époque, vous étiez insensibles à l'intérêt d'un grand service public bancaire. Les marchés financiers internationaux étaient davantage contrôlés, la spéculation financière restait modérée, les marchés financiers n'avaient pas encore pris le pouvoir.

    Vous avez intérêt à une mise en service public du secteur bancaire. Les acteurs privés de la finance servent-ils l'intérêt général ? Sont-ils sensibles aux créations ou aux destructions d'emplois, conséquences de leurs décisions ? Cherchent-ils à apporter un service utile et juste au plus grand nombre ? Il est temps de vous interroger sur la pertinence d'un secteur bancaire contrôlé par les seuls intérêts privés, et sur l'alternative d'un service public bancaire.

    Les fondamentaux de la banque sont simples : d'un côté attirer l'épargne, de l'autre accorder des crédits, aux particuliers et aux entreprises. Le secteur bancaire est un secteur stratégique pour une économie. Mobiliser l'épargne au service du développement économique est une fonction vitale. A une époque où la création et la conservation d'activités économiques et d'emplois deviennent des enjeux politiques majeurs, il est naturel et logique d'imaginer un Etat démocratique utilisant le secteur bancaire comme outil de pilotage de l'économie.

    Cette légitimité d'un service public bancaire est renforcée par toutes les dérives et tous les excès de votre secteur privé bancaire. Quand vos banques s'abîment dans la spéculation sur les marchés financiers internationaux, ou quand les plus pauvres subissent des frais bancaires disproportionnés, il devient clair que la création d'un service public bancaire prend du sens. A la condition que les services publics se bonifient en passant par les cases du pragmatisme et de l'efficacité.

    Nous vous proposons de transférer l'intégralité des activités et des établissements bancaires dans un grand service public, contrôlé et piloté par l'Etat. Les actionnaires de ces banques privés pourraient être remboursés sur le long terme, pour permettre aux banques d'étaler cette charge. L'un des objectifs du service public bancaire doit être l'équilibre des comptes, et non plus le profit. Equilibrer les charges d'activités et de prises de risques avec les recettes issues de la différence entre les intérêts financiers perçus et la rémunération des épargnants.

    Nous vous proposons de regrouper tous les acteurs dans cinq grands établissements bancaires, en concurrence entre eux. Dans un secteur aussi sensible et stratégique, il est préférable de maintenir une possibilité de choix pour les clients, une pression concurrentielle qui bénéficiera aux usagers. Donner à un citoyen ou à une entreprise la possibilité de mettre en concurrence plusieurs établissements bancaires est une garantie du bon fonctionnement de ceux-ci. Un service public qui organise sa propre concurrence interne, cela va peut-être vous paraître un peu étrange.

    En revanche, nous vous proposons de fonctionner avec un taux d'épargne unique, fixé par l'Etat. L'unicité du taux d'épargne soutient le principe d'égalité de traitement entrer les petits et les gros épargnants, ce qui est l'un des objectifs d'un service public. Le taux d'épargne unique a aussi l'avantage de simplifier le travail de récolte de l'épargne. Les banques pourront alors concentrer leurs moyens sur leur métier de prêteur financier. Evaluer et développer la capacité de remboursement des emprunteurs potentiels, avec les perspectives d'emplois que ces prêts autorisent. C'est le cœur de leur métier, de leur mission. Et si l'Etat devient le chef d'orchestre, en fixant le taux d'épargne, il bénéficie alors d'un outil puissant de régulation de l'épargne nécessaire au bon fonctionnement de son économie. En fonction des circonstances, il relèvera ou abaissera ce taux unique. Celui-ci n'a pas pour but d'enrichir les épargnants mais de favoriser l'épargne nécessaire à l'économie. L'enrichissement des épargnants est un effet secondaire important, très agréable pour les épargnants et très discutable pour les autres. A l'opposé, les taux d'intérêt des crédits bancaires seraient libres et variables. Pour faire vivre la concurrence entre les banques publiques, et pour tenir compte du niveau de risque estimé sur chaque emprunt.

    Les cinq établissements publics bancaires en concurrence devront être fortement incités à maintenir et développer l'emploi, qui est la vrai priorité économique. Il pourront aussi être étroitement associés au pilotage de l'économie par l'Etat, en favorisant la concurrence économique quand celle-ci est insuffisante, ou encore en participant aux reconquêtes locales de secteurs économiques sinistrés et abandonnés aux seules importations, reconquêtes pilotées par l'Etat. C'est au collectif représenté par l'Etat de fixer les priorités dans tous ces domaines. Sa capacité à utiliser des protections douanières, pour permettre ces reconquêtes économiques locales, doit être reconnue et évaluée avec pragmatisme.

    Des primes très importantes pourraient être proposées aux établissements publics bancaires, pour qu'ils sachent travailler en faveur de l'intérêt général, exprimé par l'Etat. Ces primes seraient calculées sur la base de règles publiques précises édictées par l'Etat, et pourraient être alimentées par une caisse commune, elle-même alimentée par les cinq acteurs publics bancaires.

    Nous vous avons aussi proposé un virage des entreprises vers l'autogestion. Cette réforme radicale renforce la responsabilité des banques. Dans ce nouveau cadre, elles deviennent les partenaires financiers incontournables des entreprises autogérées. De leur création, de leurs projets de développement et de croissance, de leurs difficultés aussi. Vous avez à imaginer la banque tout autrement que vous pouvez le faire aujourd'hui. Le projet de service public bancaire a vocation à être le véritable poumon des entreprises et le bras armé d'une politique économique forte et démocratique. Si ce projet ne suscite pas de véritables enthousiasmes, il échouera.

    Au cœur du monde bancaire, il y a la question essentielle de la gestion monétaire. Il est indispensable pour un Etat, qui souhaite se donner les moyens de piloter son économie en toute indépendance, d'avoir sa propre monnaie. Le contrôle d'une monnaie en propre fait partie des outils indispensables de pilotage d'une économie. La lutte contre l'inflation est un objectif légitime, mais au même titre que le développement de l'économie et la création d'emplois. Sauver ou créer des emplois peut être une décision plus intelligente que la seule lutte contre l'inflation. Voilà un service public à reconquérir. Transférer la souveraineté de la monnaie à un niveau européen a été une erreur. Je veux parler de la création de l'euro. Dans les faits, il y a eu un renoncement politique et démocratique. La conviction que les représentants élus n'avaient ni la capacité ni la volonté pour bien gérer la monnaie commune.

    Le problème est que les pays qui ont adopté l'euro n'ont pas d'unité politique. Et leurs intérêts économiques sont trop divergents. L'Allemagne a toujours eu un commerce extérieur florissant. Ce qui n'est pas le cas de la France. Sans outil monétaire à sa disposition, le déficit de son commerce extérieur devient un déficit chronique. Cet état de fait n'est pas durable. Avec l'euro, vous êtes juste dans une impasse.

    Dans la nécessaire mondialisation de la politique, vous avez mis en priorité la création d'une monnaie unique. C'est une erreur, voire une faute. Dans le contexte d'une mondialisation économique trop en avance sur la mondialisation politique, mettre en priorité une monnaie unique, et sa liberté de circulation, ne fait que renforcer la domination des acteurs économiques sur les acteurs politiques, et donc l'impuissance de ces derniers. Dans notre proposition d'union de vos nations démocratiques, nous vous avons suggéré d'autres priorités : une armée commune, une recherche commune, une solidarité commune. Des mises en commun plus utiles et plus structurantes pour l'avenir de votre planète que le simple confort d'une monnaie unique, et qui menace vos institutions démocratiques."


     

     

     

  • conseils politiques d'un extraterrestre

    J'ai une nouvelle version de mon projet politique, que vous pouvez consulter sur ce lien : https://sites.google.com/site/egalibre/

    Et comme je suis entêté comme un âne bâté, je prépare une nouvelle version.

    Bisous

  • OVNI politique

    Pour refonder la gauche, je propose la formule suivante :

    1) Accepter et croire à la liberté économique et à la concurrence. Résolument. En ajoutant les règles qu'il faut et en développant l'autonomie et la responsabilité de tous.

    2) Retrouver la vrai gauche. En créant un plancher social solide, en révolutionnant les services publics, en donnant le pouvoir aux travailleurs dans les entreprises, c'est-à-dire en suprimant le capitalisme. Pour l'essentiel. 

    Unir tout simplement la gauche et la droite de la gauche. Unir le principe de réalité et le principe de plaisir.

     

  • OVNI politique

    Pour refonder la gauche, je propose la formule suivante :

    1) Accepter et croire à la liberté économique et à la concurrence. Résolument. En ajoutant les règles qu'il faut et en développant l'autonomie et la responsabilité de tous.

    2) Retrouver la vrai gauche. En créant un plancher social solide, en révolutionnant les services publics, en donnant le pouvoir aux travailleurs dans les entreprises, c'est-à-dire en suprimant le capitalisme. Pour l'essentiel. 

    Unir tout simplement la gauche et la droite de la gauche. Unir le principe de réalité et le principe de plaisir.

     

  • les deux utopies, la bonne et la mauvaise

    Je regarde le mot "utopie" dans le petit Larrousse. Le mot a deux définitions. "Société idéale mais imaginaire, telle que la conçoit et la décrit un auteur donné." Mais aussi "Projet dont la réalisation est impossible."

    La deuxième définition permet de crucifier un projet. La première définition est plus neutre et plus ouverte. La réalité peut être le fruit de l'utopie. On l'a vu avec la démocratie, le progrès technique, la reconnaissance de l'égalité des femmes et la suppression de la peine de mort, pour citer quelques exemples. 

    Aujourd'hui, l'utopie agit comme un repoussoir. L'utopie communiste est passé par là... Plan B anticapitaliste et libéral est utopique dans le sens où il s'agit bien d'un plan encore imaginé et virtuel, mais il ne prétend pas à une société idéale, il veut juste remonter un peu le niveau politique général. Et dire que sa réalisation est impossible mérite d'être démontré.

    Et puis où est l'utopie impossible aujourd'hui ? N'est-elle pas plutôt de croire que le système actuel (plan A) va résoudre les défis de notre temps ?