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  • Non au capitalisme, oui au libéralisme

    Pour refonder la gauche, je propose un double virage.

    Dire oui au libéralisme, pas le néolibéralisme sauvage de la mondialisation mais un libéralisme classique, qui reconnaît l'efficacité de la concurrence et qui est prêt à tourner la page du fonctionnariat.

    Dire non au capitalisme, c'est-à-dire refuser la mainmise sur l'économie des capitalistes, mais encore accepter de dire oui à l'autogestion des entreprises, et de façon plus pragmatique qu'idéologique.

    Les deux virages sont trop serrés ? Peut-être mais prendre un seul de ces deux virages nous fera perdre l'équilibre.

    Iconoclaste ? Oui, ce qui est plutôt bon signe pour pouvoir refonder la gauche.

  • La bêtise des jurys citoyens

    La gauche doit maintenant se réveiller, et commencer par évacuer ses idées ridicules.

    Les jurys citoyens promus par Ségolène Royal sont une idée ridicule. La différence entre un vote démocratique et un jury citoyen est que ce dernier est statistiquement très peu représentatif. Sinon, le jury citoyen fait tout simplement double emploi avec une élection. Faire double emploi avec les élections et de façon beaucoup moins fiable, comment peut-on croire au jurys citoyens ?

    il est vrai que cette idée est issue de la fameuse République des Idées de Pierre Rosanvallon, qui est très bien vue dans les médias dits de gauche mais qui représente à mes yeux toute la décadence de cette gauche-là, qui a clairement virée à droite.

    Il serait beaucoup plus utile et intéressant de développer l'information des citoyens. La mauvaise information des citoyens sur les actes et les comptes du collectif (national, régional, ...) est un problème autrement plus urgent. Et les solutions d'amélioration sont à portée de main. Un citoyen plus au fait de la réalité du collectif doit devenir une priorité pour la gauche. C'est en développant le lien entre les citoyens et le collectif que la gauche peut réhabiliter ce dernier.

    Pour plus de détails sur cette proposition, je vous conseille de lire mon petit bouquin, qui est génial mais ce n'est pas les médias dits de gauche qui vont en parler.

     

  • Idées nouvelles à gauche ?

    Où sont les idées nouvelles à gauche ? Désolé, mais je ne vois rien venir par les médias.

    Le fait de savoir si le parti socialiste doit ratisser plus à sa droite ou plus à sa gauche n'exprime pas de nouvelles idées.

    Je crois pouvoir aller plus loin : moins les idées soutenues sont bonnes, plus les divisions apparaissent.

    Ce "théorème" a déjà prouvé sa véracité à la gauche de la gauche (avec l'antilibéralisme, qui se contente de critiquer et ne propose pas de perspectives claires et crédibles). J'ai bien peur qu'il soit à nouveau démontré au parti socialiste.

    Nous avons maintenant une droite décomplexée et une gauche complexée. Les idées nouvelles à développer doivent permettre d'inverser la tendance. Mon petit bouquin a été écrit dans cet esprit.

    Le gros défaut de la gauche est dans son incapacité à aller au-delà de la critique, son incapacité à proposer des réformes claires et attractives.

  • la République au service du capitalisme

    Nicolas Sarkozy a le mérite de la franchise (rare mais pas inexistante) : oui, il fera tout pour que les "décideurs économiques" que sont les capitalistes soient contents de sa République. Il a enfin accepté la récompense promise par Bolloré. Il s'est lâché. Pour survivre, la République ne doit-elle pas d'abord servir au mieux les intérêts des capitalistes ? L'autorité de l'argent ne doit-elle pas être restaurée ? Les symboles sont éloquents.

  • Bonification et extension de la démocratie

    Maintenant que l'élection présidentielle est passée, nous allons enfin pouvoir parler des sujets de fond de la politique, comme peut le faire mon livre.

    Je propose un plan de bonification et d'extension de la démocratie. Celle-ci est encore trop pâle et elle est maintenant menacée par la mondialisation et le capitalisme. Ceux-ci veulent un moins disant social systématique qui est une vrai menace pour elle (la démocratie).

    La bonification et l'extension de la démocratie en quelques mots :

    La bonification de la démocratie = le développement de l'information des citoyens + une simplification des lois et des budgets publics + des règles justes de concurrence entre les partis + une prise au sérieux de la fonction politique + une solidarité effective avec les plus faibles et les plus pauvres + un contrôle de la mondialisation par de nouvelles douanes d'essence libérale (ce n'est pas un contresens) + une réhabilitation des services publics par la disparition progressive du statut de fonctionnaire.

    L'extension de la démocratie = plus de services publics là où c'est nécessaire + la mise en autogestion des entreprises + la mise en oeuvre d'une stratégie offensive et non-violente d'extension planétaire de la démocratie.

    Toutes ces idées sont développées dans mon livre "Plan B anticapitaliste et libéral". Mais sans doute aurai-je dû l'appeller "Bonification et extension de la démocratie". C'est plus positif et moins conflictuel que d'affirmer un anticapitalisme libéral, qui est exact mais dont l'expression déroute, une vérité qui arrive trop tôt pour être comprise.